Des débuts rouennais à la gloire européenne
François-Adrien Boieldieu naît à Rouen le 16 décembre 1775, au 61, rue aux Ours. Si sa maison natale a été détruite lors des bombardements, une plaque commémorative en rappelle l’emplacement. Très jeune, il se forme à la musique auprès de la maîtrise de la Cathédrale et de l’organiste Charles Broche. Son
talent lui vaut rapidement une reconnaissance locale. Durant la Révolution, il joue du piano dans une salle de concert aménagée au premier étage du Bureau des Finances.
Son installation à Paris en 1796 marque le début de sa carrière nationale. Il s’y fait remarquer grâce à l’opéra comique et se lie d’amitié avec le compositeur italien Cherubini. En 1803, Boieldieu est appelé à Saint-Pétersbourg par le tsar Alexandre Iᵉʳ, qui le nomme compositeur officiel de la cour impériale. Il y reste huit ans. De retour en France, il connaît son plus grand succès en 1825 avec La Dame blanche, un opéra qui triomphe dans toute l’Europe.
Ses dernières années sont assombries par la maladie et il s’éteint le 8 octobre 1834. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Désireuse de rendre hommage à son illustre enfant, la ville de Rouen obtient de sa veuve le cœur du compositeur, aujourd’hui conservé dans un somptueux monument funéraire au cimetière Monumental.























