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Bord de Seine près de Rouen, Georges Bradberry

Exposition d’automne 2022
à la Galerie Bertran

Pour son exposition d’automne 2022, du 28 octobre au 3 décembre 2022, la Galerie Bertran présente une nouvelle sélection de tableaux sur le thème du post-impressionnisme. Découvrez des œuvres inédites de peintres normands traitées avec habileté, originalité et audace.

Les thèmes abordés par ces artistes sont la nature morte, la ville et la campagne. Leur unité se manifeste dans la qualité de leurs différents travaux : que ce soit dans la façon de créer leur composition, d’utiliser des harmonies de couleur ou encore la technique d’application. La particularité de notre région est cette concentration de talents sur un même territoire. Grâce à cette singularité, vous avez donc l’opportunité et le privilège de voir les œuvres d’excellents peintres.

 

Rouen,
pays de l’impressionnisme

Atelier grandeur nature des plus célèbres peintres impressionnistes, Rouen et sa Vallée de Seine ont attiré, et attirent encore de nombreux artistes par ses couleurs, sa culture, ses lumières et son art de vivre. Une  « terre de lumière » composée de paysages verdoyants, de villages pittoresques comme le village de La Bouille et de la Seine qui été marquée par l’empreinte d’artistes d’un nouveau genre : Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley…
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Au Musée des Beaux-Arts de Rouen, un ensemble exceptionnel et prestigieux de peintures impressionnistes est exposé afin de présenter les plus grands Maîtres de ce courant artistique.

 

Exposition d’automne 2022,
une sélection riche d’artistes Normands

Pierre HODÉ ,
Albert LEBOURG,
Léonard BORDES,
Joseph DELATTRE,
Marcel COUCHAUX,
Georges BRADBERRY,
Pierre DUMONT,
Jean DUFY,
Paul – Élie GERNEZ,
Léon – Jules LEMAÎTRE

À la découverte des œuvres
et de leurs peintres…

Nature morte à la pipe, Pierre HodéNature morte à la pipe
Huile sur toile signée en bas gauche, datée 1920 et titrée au dos.

Pierre HODÉ (Rouen 1889 – Paris 1942)
Pierre Hodé, comme les nombreux artistes venus peindre la ville, est fasciné par le port de Rouen. Il délaisse les études à l’âge de 15 ans et trouve un petit travail sur les quais, où l’activité bat son plein. Il commence le dessin, et suit avec envie les expositions de peinture. Âgé de 23 ans, il participe à ses premiers Salons, et est remarqué par le galeriste Legrip. Le peintre Robert Antoine Pinchon lui apporte son soutien, tant moral que financier. Pierre Hodé rejoint Pierre Dumont à Paris, et s’installe à Montmartre au Bateau-Lavoir. Ce lieu mythique qui a vu passer les plus grands noms de la peinture, va influencer son travail.

Son œuvre se synthétise en deux périodes distinctes : d’abord la palette très colorée est proche du fauvisme, le dessin est remplacé par des aplats de couleurs vives, et la matière dense est parfois appliquée au couteau. À partir de 1920, les teintes deviennent plus sourdes, les lignes géométriques des peintres cubistes font leur apparition. Il peint admirablement les natures mortes et les décors industriels.

Voiliers à quai à Fécamp, Marcel CouchauxVoiliers à quai à Fécamp
Huile sur toile signée en bas à droite.

Marcel COUCHAUX (Rouen 1877 – Rouen 1939)
Marcel Couchaux, étudiant à Rouen, apprend le violon et s’intéresse vivement à la peinture. Il entre à l’école des Beaux-arts et rejoint l’atelier du peintre Joseph Delattre en 1895 pour étudier la peinture de plein air. L’enseignement est libre et moderne, leur professeur Delattre les pousse à exploiter leur singularité. En 1899, il habite le village de Sommery dans le pays de Bray. Là, il trouve de nombreux sujets de peinture, et se passionne pour le monde rural. Des années 20 jusqu’à sa mort, il s’intéresse également au bord de mer. Il y peint des portraits de marins des vues de Dieppe et de Fécamp.

À l’aide d’un large pinceau en crin de cheval de sa fabrication ou d’un couteau de peintre, il étale ses couleurs tel un maçon. Il compose ainsi un canevas puissant et vif. Cette matière qui semble pesante et grasse est unique. Comme une signature, cette pâte reconnaissable sur seulement quelques centimètres carrés est parfois mélangée directement sur la toile. Marcel Couchaux s’attarde sur le reflet aux mille nuances des plumes. Il transcrit les ardentes vibrations de la lumière avec sa vision colorée, chaleureuse et puissante.

Quai de Rouen au couchant, Albert LebourgQuai de Rouen au couchant
Huile sur toile signée en bas à gauche.

Albert LEBOURG (Montfort-sur-Risle 1849 – Rouen 1928)
Après des études difficiles, Albert Lebourg va trouver sa voix en étudiant le dessin dans un cabinet d’architecture. Il rejoint ensuite les cours de Gustave Morin aux côtés de Philippe Zacharie. Au Salon Municipal de Rouen de 1872, il expose trois toiles aux côtés de Camille Pissarro, Alfred Sysley, Félix Ziem et Claude Monet. La même année, M. Laperlier, fondateur de l’École des Beaux-arts d’Alger, lui propose un poste de professeur, qu’il accepte à 23 ans. Malgré sa situation modeste mais confortable pour Alger, il décide de regagner la France et, s’installe à Paris, non loin de la Gare Saint-Lazare. En 1879, il expose Avenue de l’Opéra, à la quatrième exposition des impressionnistes avec Claude Monet et Camille Pissarro, Caillebotte, Mary Cassatt, Edgar Degas, Paul Gauguin… Albert Lebourg fait un envoi de 30 œuvres comprenant des toiles d’Algérie, des marines de Normandie et des portraits au dessin.

Admiratif des ciels du peintre Eugène Boudin, Albert Lebourg devient un virtuose dans ce domaine. La lumière, éblouissante de vérité, fait vibrer ses toiles. Les contours sont supprimés, et la touche vigoureuse, fixe l’instant avec précision. Bon coloriste, avec des harmonies roses et bleutées, il nous emmène vers des horizons lointains où le champ visuel dans un carré de toile, semble infini.

Nu allongé, Paul Elie GernezNu allongé
Dessin à la pierre noire rehaussé de craie, signé en bas à droite.

Paul Elie GERNEZ (Onnaing 1888 – Paris 1948)
Né à Onnaing dans le Nord, Paul Elie Gernez est originaire du monde paysan. Amateur d’art, il réalise des dessins très aboutis dès l’âge de 13 ans. À Valenciennes, il travaille comme commis dans une faïencerie et prépare son professorat de dessin. Il part pour Honfleur où un poste de professeur est vacant et est conquis par le charme du petit port de pêche. Grand travailleur, il dessine tous les jours pour se perfectionner et ne pas perdre sa dextérité. Le public apprécie le talent du peintre et, dès 1917, il obtient un beau succès. Il expose régulièrement à Paris dans les galeries Bernheim et Druet.

Habile dessinateur, il s’exprime souvent avec les pastels, l’aquarelle et la gouache. Comme Pierre Hodé, il adopte parfois une manière de peindre « cubisante » dans ses oeuvres et pose son chevalet à Paris et à Honfleur. Il est également un remarquable peintre de nu. Il crée des compositions modernes où le dessin occupe tout l’espace. Ses modèles dessinés avec une grande maîtrise et sans accessoire sont à la fois puissants et délicats.

Bord de Seine près de Rouen, Georges BradberryBord de Seine près de Rouen
Pastel signé en bas à gauche.

Georges BRADBERRY (Maromme 1878 – Rouen 1959)
De nationalité anglaise par son père, le jeune Georges Bradberry fait un court passage à l’École des Beaux-arts de Rouen puis rejoint les jeunes élèves de l’Académie Libre de Joseph Delattre. En 1907, il participe aux Salons des artistes rouennais dont il devient le vice-président. Introverti, Il ne fait qu’une seule exposition personnelle en 1913 avec de nombreux pastels. En 1914, le Georges Bradberry s’engage dans l’armée comme dresseur pour chien et ne réapparaîtra dans les Salons de Rouen qu’en 1927.

Paysagiste comme son maître, il utilise le pastel ou la gouache pour exprimer avec une infinie délicatesse, les sous-bois baignés de brumes matinales ou enflammés dans leur habit automnal. Grand marcheur et fin observateur, il enregistre sur sa palette les plus sensibles variations atmosphériques. En quête d’une lumière de plus en plus intense, il juxtapose avec bonheur, turquoise, vermillon, mauve, ocre et outre-mer, pour donner naissance à des œuvres pleines de charme et de poésie qui ne peuvent que séduire.

L’avant-port de Rouen, Joseph DelattreL’avant-port de Rouen
Huile sur toile signée en bas à gauche, vers 1880.

Joseph DELATTRE (Déville-lès-Rouen 1858 – Petit-Couronne 1912)
Enfant, Joseph Delattre est turbulent et possède un fort caractère. Il n’aime guère suivre les enseignements des aînés durant ses études en peinture. En opposition avec les méthodes qu’il juge trop strictes et qui brident les talents, il fonde rue des Charrettes une école de peinture en plein air. Il devient ainsi un personnage clé de l’École de Rouen. En apportant de la bienveillance et de judicieux conseils, il apporte richesse et diversité à toute une génération d’artistes. Il expose à Rouen avec ses amis Charles Frechon, Charles Angrand et Léon Jules Lemaître, farouches défenseurs de l’impressionnisme et du néo-impressionnisme. Sa peinture est remarquée par le peintre Camille Pissarro qui lui rend visite rue des Charrettes, et par le collectionneur François Depeaux qui lui achète près de 80 toiles. Le galeriste Durand Ruel lui consacre deux expositions en 1900 et 1902, mais le fort caractère du peintre va mettre fin à cette relation.

Avec une palette chromique restreinte, Joseph Delattre capte avec justesse les différentes atmosphères qui l’entourent. Surnommé le peintre de la Seine, il traque des ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs. Véritable tour de force, le peintre choisit les matinées où les brumes, les brouillards, les fumées industrielles se mélangent. De subtiles dégradés de couleur se forment, les teintes rosées s’unissent aux nuances de bruns, de roses, et de gris bleutés.

 

Informations pratiques

Dates : du 28 octobre au 3 décembre 2022.
Lieu : Galerie Bertran, 108 de la rue Molière, 76 000 Rouen.
Horaires : du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30.
Tarif : entrée libre et gratuite.

Contact : Antoine Bertran, 06 52 75 18 21
galeriebertran@gmail.com
Site internet : galeriebertran.com

© Galerie Bertran

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